Ma cabane au Guatemala

Les cousins voyageurs en Amérique centrale en 2005

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Chichicastenango

 C’est dimanche matin, mon dernier jour et j’ai pas dormi. J’ai fait la fête toute la nuit, et je dois aller à Chichi au marché d’artisanat. La route est sinueuse et raide, chaque virage me retroune l’estomac. C’est un calvaire que multiplie ma gueule de bois.
Enfin ont arrive. Le chauffeur nous dit d’être discrets et respectueux en filmant les femmes.
Chichicastenango
A peine débarqué, je pénetre dans le marché, il est tôt, tout les stands sont déballés, mais il n’y a pas encore grand monde. Je me ballade entre les allées, c’est une explosion de tissus et de couleurs, rouge sang, jaunes tournesol ou citron, fushia, verts, turquoise, toutes plus vives et criardes les unes que les autres. Elles vibrent dans mon crane et me vrillent le cerveaux. J’erre dans les allées à la recherche d’un endroit où me poser, mais elles sont trop étroites, ne permettant que le passage d’une ou deux personnes, mais certainement pas de s’y assoir. Une fillette m’aborde pour me vendre des petites poupées, je refuse, elle me demande un quetzal, mais je n’ai as de monaie, je lui dis que je cherche à acheter un coca, pour avoir de la monaie. Elle m’emmène jusqu’à une tienda, où il y a du coca frais. je lui donne deux quetzal, elle me demandeun coca, et puis quoi encore ! je t’ai donné deux fois ce que tu m’as demandé et tu veux un coca en plus, je ne suis pas ici pour payer. Je la laisse, et continu ma quête d’un endroit paisible pour savourer ce coca. Sur mon passage tous regards que j’accorche déclanche comme mécaniquement un « comprame » ou un « buen precio », souvent accompagné d’un air miséreux. je fini par marcher en regardant droit devant ou en l’air. Enfin je trouve un escalier prés d’une église et m’y assois le temps de boire mon coke. Le marché s’anime petit à petit. Je me décide à sortir mon appareil, et faire mes devoirs.
Chichicastenango
Mais les allées sont bondées, j’ai du mal à passer, je n’ose pas bousculer les indiens, qui eux n’ont pas ces scrupules, ils se faufilent partout, poussent. Ils sont tous petits et j’ai l’impression d’être tombé dans une fourmilière multicolor. Je tente de sortir de ce piège, mais chaque allée est plus encombrée que l’autre, et mon passage déclanche des vagues de « Buen precio ». Finalemant je repère un restaurant avec une terrasse à l’étage. je pense que j’y serais à l’abrit, de plus une pizza me fera le plus grand bien. Mais je ne suis pas asssis depuis une minute que trois enfants surgissent avec des poupées, « compra me », je refuse, « Da me un quetzal. », « No. »
Chichi
Je réussi à m’en défaire, mais deux minutes plus tard un garçon d’à peine un mètre arrive avec un tabouret et un chiffon, il tient à me cirrer les sandales, je refuse il me demande à manger, je lui repond que je ne suis pas son père ni sa mère. Une fillette me voyant écrire me demande un stylo, j’en ai un deuxieme que je lui donne, mais sa copine, en veut aussi et fait la gueule... Ca commence à me courrir sévère. Le barman essai d’endiguer le flux, mais dés qu’il a le dos tourné, ils reviennent. Je mange. cela me requinque et quand les enfant arrivent, je me sens moins victime, et commence à jouer avec eux.
-Comprame.
-No.
-Dame un quetzal.
-No.
-Pagame una coca.
-No. Estas trabarando. Yo no trabajo, entonces, pagame una cerveza.
Ils me regardent étonnés, je reprends, plaintif
-Comprame una cerveza.
Ils ne savent pas si c’est du lard ou du cochon et sont dubitatifs. Je leurs offre un coca, qu’elles partagent. Cela en attire d’autres qui font cercle autour de la table, nous parlons de l’école et du marché. Elles disent ne pas travailler, car ce ne sont pas elles qui fabriquent ces poupées, je leurs demande alors si vendre, n’est pas travailler. Viennent encore d’autres enfants, dont la fille au coca, « Comprame », « dame un coca », je lui dis que je lui en ai déjà payé un, alors elle me regarde et me reconnait, alors me montrant ses poupées « Dies quetzals ». Je lui souris « No. ». Je les questionne, et nous discutons. Elles sont gentilles, mignonnes, curieuses mais ont le reflex de quémander.
Chichi

Enfin c’est l’heure du départ. Nous nous retrouvons dans le minibus, et tandis qu’il part, une vieille indienne le suit brandissant un tissu multicolore.