Ma cabane au Guatemala

Les cousins voyageurs en Amérique centrale en 2005

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Todos Santos

 Nous sommes accrochés à la couverture, mes pieds glissent sur la parois, je n’ose regarder en bas c’est noir, et sans fond. “Faut qu’on aillent jusqu’au bord, on pourra y monter”, on se déplace lentement faisant glisser nos mains le long de la couverture, nos pieds pendent dans le vide. “Frank, faut qu’on se débarrasse des sacs, ils sont trop lourds”, je lache une main, dégage mon épaule de la sangle, puis change de prise et libère l’autre épaule, je sens le sac qui glisse, puis tombe, je ramène vite ma deuxième main sur la couverture. J’attends sans regarder en bas, rien. Pas de bruit de chute. C’est sans fond! Nous reprenons notre reptation vers la reliure, mais le bord est corné, usé et mou, les prises n’y sont pas bonnes, j’essaye d’attraper le coin, mais ma main glisse. Je me tiens par un bras et n’arrive pas à m’accrocher. “Frank je glisse !”. Je ne tiens plus que du bout des doigts. “Tiens bon, j’arrive.” Mais je lache prise. Frank crie “Jeaaaaaaaannnnnnnn”. Je tombe.

Todos Santos

Je cherche à retrouver le fil. Le bus, les mames, la pension de famille. J’y suis, nous sommes à Todos Santos !
On y est parce que c’est la fin du guide.

Todos Santos

Todo Santos, quelle déception ! Un bidonville en construction, dans une vallée avec un air d’une petite Suisse, mais sans vaches. Comme s’ils l’avaient mis dans le guide sans attendre la fin du chantier. Et au milieu de ce piètre décor, des mames en uniformes. Les mames sont une tribu d’indiens à rayures roses, mauves et rouges, et qui à force d’être de centre de curiosité des rares touristes font la gueule. Ils ont le masque.

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