Panama

Jean en Amérique Latine

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Coup de pompe à Cusco

 Non, le bus n’est pas tombé dans un précipice, et moi avec, mais c’est tout comme : je me le suis pris en pleine poire. Je m’explique. J’arrive à Cuzco, fourbu de deux jours de bus, deux fois douze heures à tressauter au rythme des chaos. Et bien que j’aime ça (le bus), j’en ai plein le cul, au propre comme au figuré. Je vais direct au cyber : mauvaises nouvelles du front – je parle de celui de Jacqueline – les résultats des analyses sont tombés, et c’est la pire l’hypothèse, qu’a choisi le destin. Tout d’un coup l’exotisme me saoule, et je ne ressens que les manques :
Ma maison me manque : j’en ai marre de camper dans des hôtels parfois sordides, mais toujours impersonnels et froids. J’ai envie de me pauser.
Ma fille, parce que c’est elle et que je ne l’ai pas vu depuis plus d’un mois, et ma famille avec.
Mes amis : parce qu’arriver dans un endroit où l’on se sent en sécurité, entouré de gens avec qui l’on a à partager, et à qui l’on a confiance, c’est si doux, et puis ils peuvent aussi donner du réconfort - les coups de pompe ça arrive…
Cuzco
Mais je suis à Cuzco, et de tout ça n’ai rien, bien au contraire : Cuzco réunit tout ce que je déteste dans le tourisme : Des hordes d’occidentaux en chaussures de marche, polaire, sac à dos et appareil en bandoulière ( à part la polaire que j’ai oublié dans un bus, je suis du troupeau ), et tous les autres, ceux qui ne sont pas du troupeau, qui passent leurs temps à vendre (tout et n’importe quoi de folklo), mendier et voler. Donc le soir de mon arrivée, après avoir appris les mauvaises nouvelles, j’ai voulu me la mettre - et me la suis effectivement bien collé - malheureusement des locaux mal intentionnés ont profiter de mon ivresse : je me suis fait pigeonner comme un bleu – je préfère passer sous silence cet épisode peu glorieux.
Cuzco
Le lendemain avec un mal de tronche colossal, je me traîne piteux, hésitant entre hargne et parano. Un sursaut - je ne vais pas me laisser abattre : La meilleur défense étant l’attaque, je sors avec mon appareil photos, et à chaque Péruvien qui me hèle : « Amigo una foto - Amigo un un souvenir - Amigo un massaje - Compra me », Je réponds par une salve de photos, les laissant un peu penauds.
Cuzco
Anne, ma sœur, souhaite que je rentre au plu vite, mais je ne peux pas passer si prés du Machu, sans y faire un petit Pichu. Après consultations, je décide de ne rentrer qu’après ma mixion inca.
Mais celle-ci s’annonce être aussi une épreuve : je vous la raconterais bientôt